Un mois à la noix


Un petit rappel : ce sont les derniers jours pour profiter des noix fraîches, après, ce n’est plus la saison.
N’hésitez pas, vous pouvez les conserver longtemps dans un endroit frais.

S’il est vrai que la noix est riche en calories, elle apporte aussi des acides gras indispensables, des vitamines et des minéraux.

Il y en a de belles et bonnes choses sous cette coque de noix. Et puisque nous sommes en période de chandeleur, une crêpe chocolat – noix, ce n’est pas mal du tout.

Une époque formidable


Alors qu’en France nous commençons tout juste à interdire la culture du maïs OGM pour mieux en discuter, voilà maintenant qu’il faut s’attendre à débattre aussi sur les vaches, chèvres et autres cochons clonés. C’est la bonne nouvelle que nous a réservée la Food and Drug Administration (FDA) pour ce début d’année : elle a donné son accord à la commercialisation d’animaux issus du clonage. Remercions-la, on manquait de sujets d’inquiétude en ce moment. D’après cette agence américaine chargée de la réglementation des produits alimentaires, la consommation de viande et de lait d’animaux clonés est sans risque. On devrait être rassuré, la FDA est un organisme sérieux et l’agence européenne de sécurité alimentaire va également dans son sens. Certes, le nombre d’entreprises capables de cloner des animaux aux USA est limitée. Il faut aussi que le Congrès américain donne son accord final. Et puis en Europe, on n’en est qu’à des comptes-rendus préliminaires. Le clonage ne modifie pas génétiquement un animal, il reproduit à l’identique celui qui est le plus performant. Donc, rien à voir avec les OGM. Alors on entend des « Il n’y a aucune raison que » et des « Il est très improbable que». Des mots qui savent rester prudents. En tant que consommateurs, on a surtout de moins en moins envie d’avaler tout ce qu’on nous dit. Les associations veillent et l’on n’a pas fini d’en parler. Autour d’un plat, bien entendu.

Les bonheurs de la chandeleur

Le 2 février, faut que ça saute.
C’est le jour des crêpes et, pour respecter la tradition, il faut envoyer une crêpe dans les airs tout en tenant une pièce dans la main gauche. A cette condition, il paraît que l’on peut espérer augmenter son pouvoir d’achat dans l’année.
Non, ce n’est pas une suggestion gouvernementale. Cette technique demande de la dextérité pour éviter de finir avec un masque en crêpe sur le visage. Mieux vaut s’entraîner. Si vous n’avez pas le temps de faire votre pâte, d’autres s’en chargent brillamment pour vous. Direction le Barapom, sur le port du Pouliguen. La bonne humeur d’Anne et Loîc, leurs excellentes crêpes et galettes à emporter, sont ce qu’on appelle des petits bonheurs de la chandeleur.


Barapom, 2 quai Jules Sandeau, Le Pouliguen.

Paris made in Morlaine

Jeudi dernier avait lieu le vernissage d’une exposition qui pourrait donner envie à un irréductible Baulois de vivre à Paris. C’est dire. La capitale a le sourire, Morlaine s’est occupé d’elle. Le temps d’une expo, le peintre a délaissé sa galerie bauloise Outremer pour la galerie Jamault, dans le Marais.
Il s’est laissé inspirer par les quartiers de Paris, ses passages et ses petites places, la Seine et ses ponts, pour en livrer une vision fraîche, lumineuse et colorée qui va faire du bien aux Parisiens.
Les pastels de Morlaine sont toujours un régal. Alors n’hésitez pas si vous passez par là, faites même un grand détour s’il le faut, Morlaine revisite Paname jusqu’au 16 février.

Galerie Jamault, 19 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris. www.galeriejamault .com

Fast-food nation ? Non !


Qui a dit que les Français se laissaient envahir par les fast-foods?
Certes, il y a quelques restaurants de ce style sur notre territoire et, avouons-le, on peut aimer manger un hamburger ou une pizza à emporter (on a dit manger, pas déguster) de temps en temps. Que celui qui n’a jamais essayé nous jette la première tomate (pas trop mûre svp).
Ajoutons aussi l’aspect prix qui a son importance. Mais le Français est fier de sa culture et il résiste la fourchette à la main. Récemment, une étude de la BBC a montré que sur 13 pays, la France faisait partie des moins accrocs à ce genre de nourriture.
La question posée était simple « Aimez-vous trop le goût de la fast-food pour y renoncer ? » Surprise, « …and the winner is … » not les USA mais la Grande-Bretagne. Les Anglais (45%) devancent les Américains (44%) et même les Canadiens (37%).
Il est vrai que le « fish and chips » est une tradition outre Manche et peut-être que la Reine elle-même en fait préparer dans les cuisines de Buckingham. En France, la gastronomie a encore sa place, on aime le goût et on est conscient des problèmes d’obésité qui montent dans notre société. Et puis, tout simplement, question nourriture sur le pouce, une baguette craquante, du beurre salée, du saucisson ou du jambon avec des cornichons croquants et … Ce n’est pas l’heure de passer à table ?

Un doigt de gourmandise !!!!!!!!!!!


Dire que Christophe Roussel connaît son métier de chocolatier et pâtissier sur le bout des doigts est une bonne introduction à sa nouvelle création,
les « macarons finger ».
Il fallait oser : Ils ne sont plus ronds, ils sont longs et toujours aussi bons,
on peut lui faire confiance. Déjà que l’on hésitait entre les parfums, tellement on a envie de tout, maintenant le dilemme va aussi reposer sur la forme.

Quand on est gourmand, on doit affronter bien des problèmes.

Fêtons le cochon !

Tableau Pierre-Yves DAYOTLe 17 janvier est une date importante, pour ne pas dire cruciale :
On fête St Antoine, le patron des charcutiers.
Il est impensable, ce jour-là, de ne pas célébrer notre penchant pour la charcuterie et plus particulièrement pour la cochonnaille.
Tout est bon dans le cochon, c’est bien connu.
Si les charcutiers de la région ne manqueront pas d’honorer leur patron à travers leurs réalisations, le cochon sera aussi fêté du 17 au 27 janvier dans de nombreux restaurants en France, notamment à Nantes, à l’occasion d’une grande manifestation.
Vous trouverez tous les détails sur le site escalesgourmandes.com.
Alors, haro sur l’andouillette, le saucisson et autres rillons.
Ne nous privons pas, vive le cochon !

Tableau Pierre-Yves DAYOT

Etes-vous fabophile ?


La question pourrait être posée autrement:
Etes-vous atteint de fabophilie ?
Sans vouloir vous affoler, ça ne se soigne pas et ça s’aggrave chaque mois de janvier, au moment de fêter l’Epiphanie, avec l’arrivée des galettes des rois.
Un fabophile n’est autre qu’un collectionneur assidu des fèves. Tel le chercheur d’or, il creuse sans cesse les galettes pour les découvrir.
Bon, aujourd’hui, avec Internet, il peut soigner sa ligne en cherchant et échangeant ses fèves directement sur e-bay ou d’autres sites spécialisés.
Il faut savoir que la fève n’est en porcelaine que depuis le XIXe, auparavant c’était une vraie fève, d’où l’origine de son nom.
Peut-être que le puissant lobby des fabophiles a un jour pesé de tout son poids auprès des boulangers pâtissiers pour qu’ils cachent dans leurs galettes des personnages et des objets, en porcelaine ou en plastique, afin que leur collection devienne moins monotone.
On n’imagine pas tout le talent qu’il fallait auparavant à un fabophile du XVe siècle pour soulever l’enthousiasme de son entourage devant sa collection de graines de légumineuses.
Sans être collectionneur, on peut quand même attendre cette période avec tout simplement l’envie de se régaler, comme des rois.

Par ici la bonne soupe !!!!!


Après les fêtes, on peut faire la tête. On se dit, une fois de plus, qu’on s’est trop lâché sur les bonnes choses et qu’il faut se reprendre en main.
Le réflexe : la soupe. Il n’est pas question ici de vanter les mérites de la soupe, du consommé ou autre bouillon, tout le monde les connaît.
En revanche, pourquoi attendre d’avoir fait des excès pour y penser ? Comme si c’était une punition ! Pourtant, rien n’est plus simple à préparer et l’odeur d’une soupe dans une cuisine est déjà en soi un plaisir. Arrêtons d’associer soupe à diète et lançons un vibrant hommage à la poireaux – pommes de terre, par exemple, elle le mérite.